| Que se cache-t-il derrière ces labels ? C'est ce que nous allons
découvrir. Quels sont les cahiers des charges ? La qualité est-elle au rendez-vous ? Vous trouverez dans ce dossier tous les documents
officiels pour acheter en connaissance de cause.
Les
signes officiels d'identification de la qualité et de l'origine relèvent exclusivement
de deux organismes publics : l'INAO (Institut national des appelations d'origine) pour les
demandes concernant les AOC et La CNLC (Commission nationale des labels et des
certifications de produits agricoles et alimentaires) pour les 3 autres signes officiels.
L'INAO est un établissement public, sous tutelle du Ministère de l'Agriculture, qui
gère l'instruction des demandes de reconnaissance d'une nouvelle AOC. L'INAO assure en
outre le contrôle et l'agrément des produits bénéficiant d'une AOC.
La CNLC est placée auprès du ministre chargé de l'agriculture et auprès du ministre
chargé de la consommation. Elle comporte 3 sections (2 sections horizontales ; 1 section
spécialisée : agriculture biologique). Ces sections émettent, pour les Ministres de
l'Agriculture et de la Consommation, des avis sur les demandes de labels, certifications
de conformité, les cahiers des charges agriculture biologique et l'agrément des
organismes certificateurs.
Pour lire les documents/liens, vous devez
télécharger gratuitement le logiciel Acrobat
Le logo AB
garantit qu'un aliment est issu d'un mode de production naturel et respectueux des
équilibres où les agriculteurs s'interdisent d'utiliser des produits chimiques de
synthèse. Ce choix permet de nourrir, avec des végétaux bio, des animaux qui
fournissent les matières organiques nécessaires aux cultures. Les agriculteurs bio ont
comme souci de protéger la nature, d'assurer le bien être des animaux et de rechercher
la diversité dans les productions.
Téléchargez : Produits bio mode d'emploi
Pour mériter cette dénomination il faut un
produit :
résultant d'un mode de production exempt de produits
chimiques de synthèse.
appliquant des méthodes de travail fondées sur le recyclage
des matières organiques naturelles et sur la rotation des cultures.
respectant un plan de conversion des terres de deux ans avant
ensemencement pour les cultures annuelles, de trois ans avant récolte pour les cultures
pérennes.
utilisant des moyens de lutte biologique.
limitant l'emploi d'intrants (additifs, conservateurs,
désinfectants, nettoyants...) et privilégiant les intrants naturels.
Pour être commercialisé, tout produit "issu de
l'agriculture biologique" doit subir le contrôle et obtenir la certification d'un
organisme agréé sur le territoire français et être conforme à un cahier des charges
national pour les produits animaux et européen pour les produits végétaux.
Les textes réglementaires
Pour les produits agricoles végétaux non transformés
(céréales, légumes, fruits, légumineuses, etc...) ainsi que les produits destinés à
l'alimentation contenant un ou plusieurs ingrédients d'origine végétale (pain,
biscuits, jus de fruits, etc...) l'emploi de la mention "agriculture biologique"
répond à des conditions fixées par le règlement communautaire relatif au mode de
production biologique : CEE n° 2092/91 du 24 juin 1991 (JO CE du 22 juillet 1991)
Les produits animaux (viandes, produits laitiers, ufs,
etc...) ne sont pas concernés par cette réglementation communautaire. Ils sont cependant
régis par la réglementation nationale : Loi n° 80-502 du 4 juillet 1980, modifiée par
la loi du n° 1202 du 30 décembre 1988 (JO du 31 décembre 1988) et son décret
d'application n° 96-193 du 12 mars 1996 (JO du 14 mars 1996). Il existe un cahier des
charges pour chaque produit pouvant bénéficier de l'appellation Agriculture Biologique.
L'identification des produits biologiques : 3 groupes
Bio
à plus de 95 %
Les végétaux non transformés et les produits végétaux
biologiques transformés, dont la teneur en ingrédients d'origine agricole biologique est
supérieure à 95 %. Ces produits peuvent dans leur dénomination de vente, se référer
au mode de production biologique en tant que mode de production agricole et utiliser les
termes en usage dans chaque état membre. De plus, les produits végétaux biologiques
contrôlés, dont les matières premières ont été récoltées et transformées sur le
territoire de l'Union Européenne peuvent porter l'indication de conformité suivante : "Agriculture
Biologique - système de contrôle CEE" et/ ou le futur logo européen et le logo
"Agriculture Biologique". Cette mention est facultative mais si elle
est indiquée, elle doit répondre à des règles précises.
Bio
à plus de 70 %
Les produits végétaux transformés, dont la teneur en
ingrédients d'origine agricole biologique est au moins égale à 70 %. Ces
produits ne peuvent pas utiliser la mention "Agriculture Biologique" ni le logo
"AB". Cependant, ils doivent utiliser, dans le même champ visuel que
la dénomination de vente mais dans une partie séparée, la mention suivante : "X %
des ingrédients d'origine agricole ont été obtenus selon les règles de la production
biologique". De plus, les indications faisant référence au mode de production
biologique doivent figurer sur la liste des ingrédients et se rapporter clairement aux
seuls ingrédients concernés.
Bio
en conversion
Les produits contrôlés dont les matières premières
proviennent d'exploitations en conversion vers l'agriculture biologique depuis au moins un
an avant la récolte. Les produits agricoles végétaux non transformés et les denrées
alimentaires composées d'un seul ingrédient d'origine agricole pourront porter lors de
leur commercialisation des indications se référant à la "conversion vers
l'Agriculture Biologique". Ces produits ne peuvent pas utiliser la
mention "Agriculture Biologique" ni le logo "AB". Les
produits de conversion ne peuvent être utilisés comme ingrédient dans les produits
transformés contenant plusieurs ingrédients issus du mode de production biologique.
Pour ces
trois groupes, le contrôle, la certification et le nom de l'organisme certificateur est
obligatoire.
Pour
des informations complémentaires concernant la réglementation, la documentation
officielle, la formation, les aides, l'organisation du secteur, c'est par là...
Le
logo Label Rouge garantit la qualité supérieure d'un produit. A toutes les étapes de la
production et de l'élaboration, le produit doit répondre à des contrôles et exigences
sévères en matière de qualité et de goût. On le retrouve sur les viandes, les
volailles, les charcuteries et les produits laitiers, mais aussi sur les produits de la
mer, les fruits et légumes
Créé par la loi d'orientation agricole de
1960, le label est une certification qui atteste qu'un produit agricole ou une denrée
alimentaire possède un ensemble de caractéristiques préalablement fixées qui
établissent un niveau de qualité supérieure le distinguant des produits courants
similaires.
Le Label national est désigné sous le vocable "label rouge", du nom de la
marque collective qui l'illustre de façon obligatoire et qui est la propriété du
ministère de l'agriculture et de la pêche.
Toutefois subsistent également six labels régionaux, dont la création est antérieure
à 1994 (Ardennes, Franche-Comté, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, Païs-Midi-Pyrénées et
Savoie) qui couvrent plusieurs produits traditionnels- ou représentatifs de leur région.
Tout label est détenu par une structure collective, qui rassemble généralement
l'ensemble des opérateurs de la filière concernée, communément qualifiée de
"groupement qualité".
Lors de la demande de label, le produit doit apporter la preuve de sa qualité
supérieure, notamment par des analyses sensorielles Le cahier des charges fait l'objet
d'une consultation publique, d'une expertise réalisée par des personnalités qualifiées
issues des instituts de recherche et des instituts techniques professionnels. La Section
"Examen des référentiels" de la Commission nationale des labels et des
certifications (CNLC) émet un avis sur ces cahiers des charges.
Après avis favorable, ceux-ci sont homologués par arrêté interministériel,
éventuellement, assorti d'une période probatoire.
Le respect des cahiers des charges par les opérateurs est contrôlé par des organismes
certificateurs accrédités par le COFRAC (au regard de la norme EN/45011) et agréés par
les pouvoirs publics, après avis de la section "Agrément des organismes
certificateurs" de la CNLC, au regard de leur indépendance, de leur impartialité,
de leur compétence et de l'efficacité de leurs contrôles.
Le positionnement "haut de gamme" du label rend indispensable une
réactualisation périodique des critères de labellisation pour tenir compte des
évolutions techniques et de l'amélioration du niveau des produits courants, afin de
maintenir un écart significatif avec ces derniers. Tel est notamment l'objet des notices
techniques nationales définissant pour une catégorie de production donnée, les
critères minimaux à respecter par les cahiers des charges des labels.
Ces notices techniques, également homologuées par arrêté interministériel, ont été
établies pour les productions de poulet, pintade, dinde, chapon, canard, oies, foie gras,
viande de gros bovins, veaux, viande de porc, charcuteries-salaisons...
Les fichiers des notices techniques
"Label Rouge" sont disponibles au format Word par téléchargement :
Il est possible de certifier
l'origine géographique d'un produit dans le cadre du label: dans ce cas, la législation
impose que la dénomination géographique soit enregistrée en Indication Géographique
Protégée (IGP) au sens du règlement (CEE) n° 2081/92.
Ceci suppose qu'une qualité déterminée, une réputation ou une autre caractéristique
du produit puisse être attribuable à cette origine géographique, et que sa production,
et/ou sa transformation aient lieu dans l'aire géographique délimitée.
Toutefois, certains labels antérieurs à 1994, et notamment les labels régionaux,
bénéficient d'une dérogation qui leur permet de mentionner une origine géographique
sans IGP; cette dérogation s'achève en janvier 2002.
Selon sa définition de 1990, la certification de conformité atteste
qu'une denrée alimentaire ou qu'un produit agricole non-alimentaire et non-transformé
est conforme des caractéristiques spécifiques ou à des règles préalablement fixées
portant, selon les cas, sur la production, le conditionnement ou (depuis 1994) l 'origine.
Les caractéristiques spécifiques du produit reposent sur des critères objectifs,
mesurables contrôlables et significatifs pour le consommateur consignés dans un cahier
des charges, qui peut être élaboré par une structure collective ou un opérateur
individuel.
Les caractéristiques certifiées peuvent donc être relatives notamment à la composition
du produit, à ses caractéristiques organoleptiques ou physico-chimiques, ou à certaines
règles de fabrication.
Les cahiers des charges font l'objet d'une consultation publique, et sont ensuite
examinés par la section "Examen des référentiels" de la Commission nationale
des labels et des certifications (CNLC), qui procède, le cas échéant, à leur
validation.
La certification de conformité est délivrée par des organismes certificateurs
accrédités par le COFRAC (au regard de la nonne EN 45011) et agréés par les pouvoirs
publics, après avis de la section "Agrément des organismes certificateurs" de
la CNLC, au regard de leur indépendance, de leur impartialité, de leur compétence et de
l'efficacité de leurs contrôles.
Le produit certifié comporte sur son étiquetage le nom de l'organisme certificateur
ainsi que les caractéristiques certifiées.
Contrairement au label rouge, il n'existe pas de logo officiel pour identifier les
produits certifiés, mais seulement des marques collectives privées, d'usage volontaire
et notamment:
- le sigle "Atout Qualité Certifié" (AQC), créé et déposé par le CEPRAL
(Association des organismes certificateurs pour la promotion des systèmes de
certification de produits agro-alimentaires);
- le sigle "Critères Qualité Certifiés" (CQC), créé et déposé par
INTERBEV, apposé sur les viandes
Depuis 1994, il est possible de certifier l'origine géographique d'un produit dans le
cadre de la certification de conformité: dans ce cas, la législation impose que la
dénomination géographique soit enregistrée en Indication géographique protégée (IGP)
au sens du règlement (CEE) n° 2081/92.
Ceci suppose qu'une qualité déterminée, une réputation ou une autre caractéristique
du produit puisse étre attribuable à cette origine géographique, et que sa production
et/ou sa transformation aient lieu dans l'aire géographique délimitée.
UN PRODUIT, UN TERROIR,
UN NOM A PROTEGER :
La mention A.O.C. identifie un produit qui
tire son authenticité et sa typicité de son origine géographique.
Cette mention garantit un lien intime entre produit et terroir, c'est à dire une zone
géographique bien circonscrite avec ses caractéristiques géologiques, agronomiques,
climatiques..., des disciplines particulières que se sont imposées les hommes pour tirer
le meilleur parti de celles-ci et une notoriété acquise de longue date que l'appellation
vise à protéger.
Cette mention et la démarche professionnelle qu'elle consacre sont désormais reconnues
et protégées au plan européen et international.
Excluant les excès du productivisme, cette démarche rejoint aujourd'hui les
préoccupations de valorisation des ressources sur l'ensemble du territoire, de respect de
l'environnement et de développement économique durable.
L'Institut National des Appellations d'Origine, est en France, l'organisme public chargé
de la reconnaissance des A.O.C. et de leur protection au plan national et international.
Pour tout compléments d'informations sur
les A.O.C. (carte des produits bénéficiant de la mention A.O.C., protection des
terroirs, aménagement du territoire, etc.)
> Rendez-vous sur le site du Ministère
de l'Agriculture et de la Pêche |